La place du cinéma à la télévision

Le cinéma à la télévision a toujours eu une grande importance dans les grilles de programmation télévisuelle. Pourtant, avant d’arriver sur le petit écran, un film entreprend un véritable parcours du combattant qui risque de se simplifier dans les mois à venir…

Cinéma vs télévision

Depuis le début des années quatre-vingt, la programmation des films à la télévision est régie par une série de règles très claires. Le mercredi soir, jour de la sortie des nouveaux films en salles et le samedi soir, aucun film ne doit être diffusé à la télévision. De plus, le nombre des films diffusés chaque année doit être contrôlé avec attention et ne doit absolument pas dépasser une certaine limite imposée. La raison de ces restrictions ? Favoriser les sorties au cinéma et protéger coûte que coûte l’industrie cinématographique. Depuis peu, lassée de ces règles dépassées, la SACD (Société des auteurs compositeurs dramatiques) entend bien faire bouger les choses et espère obtenir que certains films (les œuvres dites « de patrimoine », c’est-à-dire celles qui ont plus de dix ans) soient diffusés à la télévision quel que soit le jour de la semaine.

Des films à la télé le mercredi soir !

Quel serait l’intérêt de ces nouvelles mesures ? Tout d’abord, elles permettraient la diffusion d’un véritable patrimoine cinématographique qui, actuellement, ne semble pas être traité à sa juste valeur. Faire découvrir ou redécouvrir des films, c’est leur donner une nouvelle jeunesse et même, une nouvelle chance ! En effet, à cause d’une campagne de promotion ratée ou d’une arrivée sur les écrans à une mauvaise période, certains films sont complètement passés à côté du public et parfois à tort. Le fait d’être diffusés à la télévision leur permettrait de continuer à vivre et à toucher le public. De plus, on peut également penser à ces films qui ne sont pas sortis en DVD, qui ne bénéficient d’aucun soutien financier et qui ne passent jamais à la télévision. Doivent-ils rester dans l’oubli pour autant ? Une obligation d’exploitation permanente et suivie permettrait de remettre à jour, et surtout d’adapter à l’époque actuelle, ces histoires de dates et de quotas.

Image: Lukkien